LA Histoire

Lundi 6 mars 2006

zaconcept : commencer une histoire que chacun continue d'après son imagination.

... Agent K007, votre incompétence culinaire me surprend, dit-elle d’un ton sec qui me fit frémir. Confondre de la mortadelle italienne avec du jambon Serrano qualité supérieure de ma grand-mère espagnole!, mais bon, que peut espérer d un mangeur de salami danois.....

 Elle se tut.

 J’étais mal a l’aise, j’avais soudain très chaud, elle s’était levée, le visage toujours caché dans l’obscurité, et semblait m’observer bien que je ne put en avoir la certitude. Seul le tic tac de l’horloge rompait ce pesant silence. Tic..tac…tic.. Comment ai-je pu confondre de la mortadelle et du serrano? Moi qui peux différencier à l’odeur des tortellini de gnocchis......Une goutte de sueur perla sur mon front, migra au bout de mon nez, pour “ploc” rejoindre mon ami danois en train de faire la sieste sur le parquet.

 Asseyez vous ! repris-t-elle 

 Je tachais de me calmer, je scrutai la pièce en vue de trouver une quelconque chaise, en vain… Je m’assis donc, en tailleur, derrière mon reste de sandwich, il était bien mort.

 …Agent K007, pourquoi croyez vous que je vous ais fait venir ici ?

 …euh…vous voulez que j’allume la lumière ? proposais-je, pas très sur que ce soit la bonne réponse, mais de toute façon je réfléchis pas souvent…

 …Agent K007, je ne suis pas d´humeur à rire, si vous voulez faire le pitre écrasez-vous donc ce sandwich répugnant dans l’oreille ! Mais s’il vous plait arrêtez de dire des sottises.

 Un silence…

 Ne sachant pas quoi dire qui ne serait sot, je m’écrasai le sandwich dans l’oreille.

 … Agent K007, voici votre mission….

 Mon oreille me grattait.

 … Agent K007 vous m’écoutez ?

 J’hochai la tête pour dégager les miettes qui restaient, elle crut que j’acquiesçai et continua

 … Agent K007, Votre creusitude légendaire et surtout votre habileté à la transmettre, vous ont tout de suite désigné pour cette mission a haut risque. Vous avez 4 jours pour former une équipe de 8 creux. La réussite de la mission dépend de vous et de votre équipe agent K007.

 … Nous vous contacterons vous et votre équipe pour les détails de la mission dans 4 jours… Bonne chance agent K007 !

 Elle pressa un bouton, le sol s’ouvrit sous mes pieds et je me retrouvais de la chambre bleue a la poubelle verte de la rue LustSteet.
 

Il me fallait trouver une équipe, avec le tps qui m’était imparti, je devrai me creuser les rares parties non creuses de ma tête…..
Cependant, une personne me vint imediatement (enfin rapidement) à l'esprit, cette personne c'est.... 

Par siesta
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Mercredi 8 mars 2006
...et cette personne, c'était moi.
En tant que K007, j'étais le digne représentant de la kresitude, descendant du Maître
Zaconcepteur, missionnaire autour du monde du lavage par le creux...
Un choix pertinent en effet.
Une fois de plus, l'organisation m'avait trouvé une mission à ma mesure.

Cependant, il me restait à trouver ces 7 autres creux, compagnons de bataille et solidaires
dans l'effort. La reflexion la plus intense s'empara de mes neurones valides. Où pourrai-je
les trouver? Où prêchent t'ils la bonne parole? Comment vais-je réussir à les convaincre?

Approchant la surchauffe intracranienne, je décidai de me mettre en route immédiatement.
Les miettes du reste de mon sandwich s'eparpillèrent gaiement au vent tandis que
j'époussiérais mon costume blanc, tomate, salami, poivron, anchois... J'étais tombé dans la
poubelle d'un restaurant italien.

Sortant de LustStreet, je tournais à droite dans Hueco Street, et me mis à réfléchir. Les creux se rencontrent partout de par le vaste monde... mais ils cachent généralement leur super-pouvoir aux yeux de la population. Il allait falloir mettre en place un scénario pour débusquer les grands potentiels.

Alors que j'étais perdu dans mes pensées et que je terminais les restes de pizza collés à mon costume, je sentis soudain mon instinct se mettre en alerte. Dans la chaleur moite du début d'apres-midi, propice à la sieste, il n'y avait pas un bruit. Juste un souffle. Puissant. Entêtant. Et surtout... Proche.
Je ne me retournai pas. Je savais que dans la poche de mon veston, j'avais mon fidèle
enrouleur de spaguettis, propre a terminer rapidement tout type de confrontation.
Feignant l'indifférence, je tournai à gauche dans Hole Avenue, comme pour rentrer vers
l'hotel.
Le souffle me suivait.
Il m'enveloppa soudain, comme une nappe trop grande sur une table trop petite.
Et alors j'entendis distinctement....


Par Ange (.BC)
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Vendredi 10 mars 2006
J'entendis distinctement ce bruit de pas, ce bruit de pas que je n'avais ouïe depuis des années, ce bruit de pas qui me rassurait a l'époque. Du 64 en chaussures italiennes, avec un revêtement cuir beige et des talons en bois, c'etait bien lui, aucun doute. je me retournais distraitement, et le regardant arriver  du coin de l'oeil, je prenais deux cigarettes, je lui tendis la première et et m'alluma la deuxième. Son visage n'avait pas trop changé, toujours ces sourcils tombant, ce nez brut et ces yeux au regard vide. Seul quelques rides s'étaient gréffés dans les kreux de son visages. Il dit.
"- Alors ç y est la matrone t'as lancé dessus?
 - Oui, elle veut que j'en trouve huit," annoçais-je en avalant une bouffée de cigarette."Autant dire qu'elle demande l'impossible.
- les temps changent,  les gens deviennent serieux et raisonnable, l'humour de paie plus, et la kreusitude encore moins... pourtant elle compte sur toi... et elle a confiance,  tu n'es que rang 4 en kreusitude, malgrès tes nombreuses missions réussies. Tu as accepté sans trop savoir, mais tout repose sur toi maintenant...
- Si c'est pour me dire de si gentilles choses  je pouvais me passer de tes sarcasmes. retorquais-je, Que veux-tu?"
Il fixa la montagne qui se detachée sur l'eau de la lagune, il fronça les sourcils, puis  il me regarda et alors je su, je su qu'il savait ou trouver un kreu.
"- Comment l'as-tu trouvé?" lui demandais-je
"- 8 ans que je le cherche... et il était la, tout près..." dis-t-il."Il est très prometteur , vas-y avec prudence, il est encore jeune et se méfie de tout."
Il me tendit un papier griffoné. "19 Ampti street, appt 79", voila j'avais dans la main 8 ans de recherche ininterrompues. Je regardais ce bout de papier qui representais 8 ans de sa vie, et me remémorais le passé, le bon temps, le temps des spaguettis et de la choucroute.
Quand je relevais la tête il n'etait plus la. Et alors j'eu une très grosse envi de faire pipi.
Le lendemain je me levait vers les 7h60 pour pouvoir préparer mes sandwichs au salami, magrès la réprimande de la matrone sur mes goûs culinaires, je ne pouvais m'empecher de manger ce salami, c'etait comme si ma vie n'avait tourné qu'autour du salami danois. Je me souviens meme un jour ou le charcutier avait essayé de me refiler du salami néherlandais, le bougre, il n'e l'as fait qu'une foi...
Je pris le motobus de l'espace jusqu'a Edgard road et je fini le reste a pieds, jusqu'a ampty street, voila le numéro 19, bel immeuble de briques bleus et volets roses. Après avoir gravit un escalier craquant me menant a l'étage 2 trois quart, étrangement situé entre l'étage deux et demi et l'étage trois, je me retrouvais devant l'appartement 79. J'avais été calme jusque la, mais la rencontre avec cet individu me terrifiait plus que m'exitait, et mes mains se mirent a trembler. Je frappais, et quelque instant plus tard la porte s'ouvrit
Par Ofil 4
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Mardi 21 mars 2006

Alors, je m’attendais à tout. Quel genre de kre allait-il surgir ? Quel genre de kre peut-il rester tapis au fond de sa tanière pendant de si longs mois sans faire parler de sa frimousse ? Mon ventre en gargouillait d’avance. J’avais comme un petit creux, et j’en perdais tout le fil de mes idées. Personne ne venait m’ouvrir, et je n’avais même plus de salami dans ma poche pour jouer avec.

 

 

 

Mais, tandis que je retrouvais un morceau de salami coincé dans ma chaussette droite, (comme quoi rien ne sert jamais de désespérer), j’entendais les verrous de la porte se défèrent l’un après l’autre. Je comptais pas moins de cinq tours de clés pour ouvrir cette satanée porte, lorsque surgit une petite tête en forme de champignon.

 

 

 

Le champignon s’adressa à moi :

- Ici, c’est un appart privé. Je veux voir personne et surtout pas des pecnos. Alors, soit vous avez le mot de passe, soit c’est mort pour vous, et je vais lâcher mon armée de spaghettis carnivores à vos trousses.

 

 

 

Je répondis, subjugué par tant de kresitude ancestrale et raffinée :

- L’ami, écoute mon ventre gargouiller. Pour que mon esprit se vide, il faut que mon bide se remplisse. Et après, on pourra parler si tu veux.

 

 

 

J’avais dû dire quelque chose de pas mal, parce que le champignon m’ouvrit la porte de sa demeure. Au-dedans, le spectacle était inouï. On aurait dit un temple de kresitude version année -203, avec tout dedans pour s’y croire propulsée par une machine à remonter le temps. Des sapins y descendaient du plafond comme des lustres, agrémentés de sauce tomate. Le plancher était percé par endroit, pour mieux laisser passer les courants d’air.

 

 

 

Le maître kre champignon m’expliqua que les courants d’air permettaient de geler les neurones. Je restais stupéfait par tant de technique. On aurait dit qu’il vivait là, depuis des milliers d’années, dans la crainte de se faire choper par la brigade anti-kres. Quand il sortait se ravitailler, il était obligé d’enfiler une perruque blonde, pour passer inaperçu. Il souffrait beaucoup de cette situation, mais restait fidèle à sa kresitude, comme une puce à son dresseur. 

 

 

 

Quand je lui appris, qu’il n’était pas seul dans ce cas, et que d’autres temples de la kresitude ne demandaient qu’à être dénichés, j’ai vu passer comme une étoile filante dans ses yeux. Il attendait cette reconnaissance de ses pairs depuis si longtemps ! Ensemble, on pourrait peut-être former d’autres disciples ! Le champignon, tout excité à cette idée, sautait sur place comme un ressort qui aurait mangé trop de piment.

 

 

 

Je lui dis : « Calme-toi mon Coco, parce que la route est encore longue ! »

 

 

 

Il acquiesça mes paroles, alors que des bruits rugissaient de la porte d’entrée. Le champignon sursauta tellement, qu’il resta collé à la sauce tomate du plafond. Qui pouvait venir nous déranger ? Aurais-je était suivi par la brigade anti-kres ? Pour assurer ma sécurité, je me dépêchais d’enfiler la première perruque blonde qui traînait, mais je sentais des pas se rapprocher de moi. Il est trop tard pour…

 

Otarie

Par Of&laï
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Vendredi 24 mars 2006

Il était trop tard pour me remplir le bide.

 Un appétissant plat de macaroni sauce forestière trônait pourtant au beau milieu du four. Dégoulinant de fromage fondu, il m’appelait, mais je ne devais pas succomber au chant de ces sirènes macaronis si alléchantes. Si c’était bien la brigade anti-kre, il me fallait déguerpir. Et au plus vite.

 

 

 « sort par la porte !, pensais-je, …nan, pas possible,  les bruits de pas sont trop proche. La fenêtre ? A l’étage 2 trois quart, ce serait de la pure folie. A l’étage 2 un quart ,oui, passe encore ! mais pas le 2 trois quart, j’ai aucune chance !! Si seulement… »

 

 

C’est a ce moment que mon attention fut attirée par un phénomène très intéressant qui ne se produit que dans les cuisines raffinées des kre:

 

 

« wahou, le fromage fonds et dégouline à l’intérieure des tubes du macaroni, c’est le meilleure ! »

 

 

L’idée me vint à l’esprit telle l’eau d’une petite rivière aux bords fleurissant de jonquilles et de pâquerettes où gazouillent les oiseaux vient à la mer salé ou nagent les petits poissons multicolores :

 

 

« Le vide ordure ! oui c’est ça ! »

 

 

 il était assez grand pour y faire passer une personne, et il me conduirait directement a l’étage 0 un quart, d’ou je pourrais sortir, en sécurité , par l’escalier de secours de l’étage 0 et demi »

 

 

Mon instinct de survie pris le dessus et dans un élan aussi rapide, qu’ample et formidable, mes muscles se descendirent tel une catapulte me projetant vers mon objectif vital.

Je poussais un cri étouffé :

 

 

« ammhummrggnfff »

 

 

La porte du four fut rapidement ouverte, le plat de macaroni tout aussi rapidement en ma possession et je pu avaler goulûment quelques bouchées. les cheveux de ma perruque blonde tombaient dans la sauce tomate forestière mais ne me gâchait pas le plaisir.

 

 

Un grognement se fit entendre :

 

 

« ah aïe ouille, ma tête » se plaigna le champignon sauteur. « venez me décrocher ! vite ! je suis coincé dans les branches du sapin et de la sauce tomate coule dans mon oreille ! »

 

 

« attention, me dis-je tout bas, c’est une subterfuge pour me voler mes macaronis ! »

 

 

« Mais dépêchez vous, vous ne vous rendez pas compte ! » cria le champignon.

 

 

Redevenant raisonnable, je pris la dure décision de ne manger que la moitie du plat, avant de décrocher le champignon.

 

 

« Grouillez vous espèce de pecnots, ils seront là dans quelques secondes ! » Hurla-t-il tout rouge.

 

 

Petit à petit, bouchée après bouchée, mon ventre se remplissant, mon esprit se vida.

Je n’avais cependant pas oublié la brigade qui se précipitait ici.

Il fallait agir….

Les idées se bousculaient et raisonnaient dans le kre de mon crâne….le vide ordure…le fromage fondu…le champignon…la sauce tomate…les macaronis…la brigade anti-kre !!

 

 

En un instant, j’agis.

Je prends un couteaux et jette le plat de macaroni dans le vide ordure. Je tranche le tronc du sapin dans les branches duquel le champignon est coincé. Le sapin tombe sur le tapis, assomme le champignon qui perd connaissance dans une marre de sauce tomate. Je lance le sapin par la fenêtre et  le champignon dans le four. Pour effacer toute trace, je jette le tapis dans la cage des spaghettis carnivores qui le dévore immédiatement. Je réajuste ma perruque et m’assoie dans le canapé fabriqué en boite de pâtes.

 

 

Pour n’avoir l’air de rien, je commence a mâchouiller négligemment le morceau de salami qui était resté coincé dans ma chaussette droite.

 

 

Le sang me tambourine les tempes, je replace mes cheveux blonds derrière mon oreille, souffle sur ma frange droite pour me dégager les yeux et c’est alors que la porte s’ouvre. Ca y est la brigade anti-kre est là. Une détonation, de la fumée verte, ils entrent et …

 

 

jardilamd
Par JARDILAMD
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Mardi 28 mars 2006

... ils entrent et puis d'un coup, tout s'arrête ! Plus rien ne tambourine mes tempes, si ce n'est le champignon qui est en train de cramer dans le four, mais cela ne dure pas, je crois que l’hermite KRE a pris chaud. Il ne se passe rien et la scène est impressionnante : 3 petites otaries dont on ne distingue que la forme viennent de passer la porte. Enfin des otaries … c’est juste l’impression que me donne leur silhouette. Je suis désarmé sans plus aucun morceau de salami danois a disposition, sous ma fausse identité dont il va falloir me servir :

 

 

ils s’approchent : «  qui es-tu ? »

Là, mon imagination se réveille, je décide donc de mettre mon courage a dure épreuve :

«  je suis l’otarie blonde, infiltrée depuis bien longtemps dans le groupe des kre »

Bien sur à ce moment, je me rendais compte que si mon coup de kre parvenait à réussir, je devrais jouer double jeu, et le faire a mon avantage. C’est alors que je me lançai :

« oui, je fais partie de la nouvelle brigade des otaries anti-kre »

j’attendis alors leur réponse …

 

 

 

Il faut dire que les otaries ne réfléchissent pas trop, alors quand ça leur arrive il faut parfois prendre son mal en patience. Cependant je me doutais que cela marcherait, car chacun sait qu’une otarie n’est pas très futée : je crois que j’étais tombé sur une brigade anti-kre influençable dont je pourrais bien me servir !

 

 

 

Enfin ils répondirent :

«  On ne nous a pas parlé de cette nouvelle brigade ! Comment savoir si cela est un subterfuge et non une bonne action de notre comité anti-kre géré par l’assemblée externe de la chose ? »

« eh bien c’est simple … je suis blonde ! Et comme chacun le sait seules 3 blondes ont déjà réussi à parvenir au rang de kre ! Il s’agit de 2’jardin siesta  et o²la ! Hors je ne suis aucune de ces personnes, vos aïeux les ont longtemps chassées, sans succès il est vrai, mais vous les reconnaîtriez ! Et puis de toute façon tout le monde a perdu leur trace il y a de cela 203ans précisément. Donc il est impossible que je sois un kre !

 

 

 

« Votre affaire tient la route, cependant un autre kre a maintes fois tenté de devenir blonde ! Qui nous dit qu’il ne s’agit pas de vous ? »

 

 

 

« C’est encore plus évident ! ko²n a tenté 3 fois de devenir blonde. La première fois il a échoué avant même de tenter de le devenir, la seconde il est devenu cheveux rouges, et apparemment à sa dernière tentative il est devenu roux. Je ne comprends pas que vous ne sachiez pas cela ! »

 

 

 

« Nous vous croyons sur parole, et puis le fait qu’ils aient disparus il y a plus de 2 siècles nous fait acter sur le fait que vous soyez bien de la nouvelle brigade anti-krese ! »

 

 

 

J’avais réussi. Ils (elles) partaient donc, j’allais récupérer le champignon cramé dans le four et je finissais de ranger son appartement. A ce moment-là je ne me posais plus de questions. J’avais 3 jours encore pour récupérer les kre qu’il me manquait. Nous étions 2, le champignon cramé et moi. Le temps nous manquait pour trouver les 6 kre restant, mais nous avions déjà une piste : Champi parla d’un ancien temple ou les kre fusaient autrefois. Un temple reculé dans la jungle de Bordel’s, de l’autre coté de l’atlantique, en France. Nous partiment sur le champ, en faisant le plein de salami danois au passage.

 

 

 

 Arrivés a bordel’s, rien avait a voir comme Champi l’avait connu 203ans auparavant. C’était le desert total, seul souvenir encore intact : une statue de Larochefoucault Liancourt tenait debout. Mais elle n’avait rien a voir avec notre problème …

 

 

 

Plus une trace de Kre n’était présente. Cependant il me sembla entendre quelque chose ! Le son était faible, mais mon ouie de me trompa pas : Il y avait quelqu’un. Et à ce moment-là, l’enfant me parla…

 

 

 

 

 

Par Koon
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Jeudi 30 mars 2006

LA Histoire part9

 

L’enfant me parla. Je ne comprenais pas ce qu’il me disait. Des sons sortaient de son visage sans mouvement de sa bouche. Son langage semblait être fait de sourdes vibrations et de sifflements stridents.

Il restait debout, sans bouger devant moi, les bras le long du corps. De petite taille, sa peau avait des reflets métalliques et son visage, lisse, sans aucune aspérité, était dénué de toute expression. D’un bleu très lumineux, ses pupilles contrastaient avec l’iris de ses yeux d’un noir carbone. Bien bâtit            , sa silhouette était carrée, anguleuse et aiguisée. 

Le flot de parole de cet être s’arrêta subitement.

Et il me tira la langue.

Une langue ronde et brillante qui me jeta aux yeux des éclats de lumière. Une vive douleur m’agressa au niveau de l’arrière du crane. Mes muscles me brûlaient et mon sang circulait douloureusement dans mes veines. Je ne voyait plus que du noir. Il fit soudain très froid.

Puis plus rien.

J’ouvris les yeux sur un homme que je ne connaissais pas. La lumière m’agressais les yeux. J’étais allongé par terre, sur un sol frais. J’avais mal à l’épaule gauche.

 

« -ça va mon garçon ? » me demanda-t-il d’un ton calme.

 

L’inconnu m’aida à m’asseoir et me tendit une gourde. Je bu, hébété. Autour de moi se trouvait les restes de ce qui avait du ressembler à un sociolieux de ma contrée natale. Un comptoir en bois massif recouvert d’une épaisse tôle plié, une tireuse à alcool de houblon, et un panneau à même le sol sur le quel il était écrit « πian ». Le reste de la battisse s’était effondré. Le contour haché de la silhouette des pans de murs se détachait sur le ciel bleu. Les ronces et les mauvaises herbes envahissait les ruines des bâtiments aux alentours.

J’étais perdu. N’étais-je pas, il y a peu encore, accompagné d’un champignon sauteur dans la jungle de Bordel’s ?! C’était à n’y rien comprendre…

 

« -Ou suis-je ? » demandais-je à l’inconnu.

 

Il m’examina de la tête au pied. Il semblait fatigué.

 

« -Tu es à Bordeaux, me dit-il posément.

 

Je savais que Bordeaux se situait en Europe mais pas ou exactement.

 

« Nous avons traversé clandestinement l’Océan Atlantique à bord de l’hydrojet de transport rapide le Kemba, continua-t-il. Il y a de cela quinze semaines que nous avons quitté la Fédération d’Amérique. »

 

« -Quoi !! hurlais-je. Quinze semaines !! »

 

Je me mis à tourner en rond dans la pièce en me frappant la tête. J’essayais de remonter le fleuve de mes souvenirs, mais aussi loin que je remontais, pas plus d’une semaine ne s’était écoulé depuis…

C’est alors que je réalisa. Je m’arrêta net. Depuis quel évènement exactement ? Une confusion de souvenirs qui n’avaient ni queue ni tête se bouscula dans ma tête. Tout se mit a tourner autour de moi. Avais-je rêvé ? Je ne savais même pas avec qui j’étais. Je ne pouvais m’en remettre à mes souvenirs loufoque de champignon sauteurs et de sapin sauce bolognaise… L’homme debout en face de moi me paraissait familier. Les traits de son visage, l’intonation de sa voix ne m’étaient pas inconnus.

Il fallait agir, je ne pouvais pas rester ici. Je comprendrais plus tard. Et j’avais faim en plus.

Pouvais-je faire confiance à cet homme ?

 

« -Qui êtes-vous ?  lui demandais-je

   -Vous devriez vous rappelez de moi.  Il sourit. Regardez donc cette ancienne chaîne hi-fi en face de vous. »

-une chaîne hi-fi ? fis-je en fronçant les sourcils. Me prenait-il pour un imbécile ?

-Elle ne vous rappelle rien ? »

 

Je regardais la chaîne hi-fi…C’était une Sony, de belle facture, noire carbone, avec un affichage digitale bleu. Le lecteur de disque ultra compact était resté ouvert, et nous présentait un album d’un groupe qui avait eu beaucoup de succès une dizaine d’années auparavant.

 

« -Vous avez parlé pendant plus de trois heure a cette chaîne hi-fi. A l’ouverture du lecteur de disque, vous étés tombé en arrière. C’est à ce moment que vous avez franchit la barrière, vous êtes revenu ici », me dit-il.

 

C’est alors que le souvenir de l’enfant me revînt. Mais étais-ce possible que j’ai perdu la tête a ce point. L’homme insinuait que je prenais cette chaîne hi-fi pour une personne et que je parlais avec elle ! impossible !

Je ne pouvais me résoudre a cette explication saugrenue. La colère commençait à faire suite à l’incompréhension. 

 

« -Vous croyez que vous allez me faire croire n’importe quoi ! hurlais-je en agitant les mains comme pour repousser les idée de cet homme. Je ne sais pas qui vous êtes, mais j’ai certainement été drogué. Vous n’êtes vraisemblablement pas de la brigade anti-kre, et je vous en félicite, mais vous ne vous payerez pas ma tête plus longtemps ! Je vous laisse ici ! » 

 Avant de partir, cependant, je devais lui faire passer le test.

 

« -Pouvez vous me dire combien font 76-8/ζ+4*(64-63)-19+106*f(Φ) ? lui demandais-je

 -Le résultat est 79 », me répondit-il sans sourciller.

 

Il était fort mais je n’avais plus le temps de jouer, il me fallait partir. Où aller ? Comment m’assurer que j’étais à Bordeaux ? Je tourna le dos à l’homme et parti d’un pas décidé. Cet homme ne devait être qu’un citadin sans distraction.

 

Je n’eut le temps que de faire cinq pas avant que la voix que j’entendis me glaça le sang.

 

« Agent K007 ! revenez espèce de pecnot !»

 

C’était la voix du maître kre champignon. Je me retourna brusquement et vit le champignon sauteur me bondir dessus, et me retourner une gifle si forte que je tomba a genoux. Je secoua la tête et me releva, mais plus de champignon. L’homme se dressait a cote de moi.

« -Tu as basculé agent K007. Lorsque tu es venu à ma rencontre, nos esprit sont rentrés en résonance. Nos basses fréquence cérébrales se sont annulées. Un moment de kre pur s’en ai suivi. Tu ne l’as pas supporté. Cet évènement est extrêmement rare et n’arrive jamais à des personnes comme toi. Des personnes non inities. » dit-il solennellement d’une voix grave.

 

Soudain, une explosion se fit entendre, suivi d’une autre et d’un flash lumineux créant un épais nuage de fumée qui se dirigeait dans notre direction.

 

« -Ils reviennent, nous aurions déjà du partir !

  -Qui ça ? La brigade anti-Kre ? demandais-je

  -Plus tard les questions ! »

 

Je couru et le suivi.

 Il avait une tête en forme de champignon…



Par KRE
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Dimanche 28 mai 2006

Il avait une tête en forme de champignon. Plus le nuage de fumée devenait épais, et plus l’homme que je suivais prenait l’allure du maître kre champignon.

« -Attends, hurlais-je, j’ai besoin de savoir…..

-Plus tard, je n’ai pas le temps de te répondre. »

C’est alors que ce fit entendre un énorme rugissement qui me glaça le sang. Sur le moment, je pensais que mon ventre criait famine. Mais non, le cri de mon ventre est en Ut mineur, et ce rugissement est en Ut majeur. Le maître kre courait toujours devant moi, et il avait son aspect de champignon. J’avais du mal à ne pas me faire distancer. Je sentais les kilos superflus qui me ralentissaient. Mais comment résister à un bon plat de macaronis, ou encore à une bonne tranche de salami danois.

Soudain, le maître kre s’arrêta brutalement devant moi. Cette action de mon compagnon fût si inopinée que je failli lui rentrer dedans.

« -Que se passe t-il ? Lui demandais-je.

-Dans quelques secondes, nous allons être hors de danger. As-tu confiance en moi ? Non, je reformule ma phrase. Je veux que tu aies confiance en moi. »

Facile à dire. J’étais mort de peur, et tout dégoulinant de sueur. On aurait dit un plat de lasagnes dont le fromage et la béchamel dégoulinent de tous les cotés. Cette vision me donna faim. Mais cette envie passa lorsque je vis que deux lumières jaunes nous poursuivaient, et se rapprochaient dangereusement de nous. Le rugissement devenait de plus en plus insupportable.

C’est alors qu’un son de cloche retentit (tin-tin-tin-tin-tin). Le maître kre m’attrapât par le col, et me tira dans un drôle de tube kre.

« -Voici notre issu de secours. » me dit-il.

Le tube se mit en mouvement, sans faire de bruit. On aurait dit qu’il flottait dans les airs. Je vis par les fenêtres du tube que les deux lumières jaunes s’éloignaient. On gagnait de la distance sur elles.

« C’est bon, nous sommes en sécurité pour un petit peu de temps, me dit le maître kre. Qu’est ce que tu voulais savoir tout à l’heure jeune pecnot ? » J’avais oublié ma question. Soudain, un cri en Ut mineur se fit retentir. C’était mon ventre. Quand j’ai faim, il prend le contrôle de tout mon corps. Cela m’a déjà joué des tours. Une fois, après une diète de 203 minutes, je perdis connaissance. Quand je revins à moi, j’étais dans une piscine de spaghettis bolo.

Là, j’étais encore lucide, mais impossible de me souvenir de ma question. Je dis alors la première chose qui me passa par l’esprit :

« Qui est le plus fort entre l’hippopotame et l’éléphant ? » Le maître kre fut d’abord interloqué, puis éclata de rire. Je ne comprenais pas pourquoi, car c’était aussi une question qui hantait mon esprit.

« Tu es entré en transe avec ton estomac jeune pecnot. Attention, ça peut te jouer des tours. Un de nos confrères kre a failli y laisser sa vie une fois. Lorqu’il a repris connaissance, il était entrain de mordre le mollet à un membre de la brigade anti-kre. Son évasion reste encore un exploit, mais je te raconterai tout ça une autre fois. Pour le moment, allons reremplir nos ventres, car moi aussi j’ai un petit kre. »

Le tube s’immobilisa, et ses parois s’ouvrirent. « C’est là qu’on descend » me dit le maître kre. Je le suivi. Il m’emmena au milieu des ruines. On passa sous une sorte de grande porte en pierre. A coté, il y avait deux tortues statufiées. Le maître m’expliqua que c’était deux de nos aïeux qui avaient été pétrifiés là. Je lui demandas alors :

« Mais pourquoi ont-ils une forme de tortue, et non d’humain ? » A ce moment, je me rendis compte qu’il avait repris son apparence humaine, c’était l’homme du « pan’s » !!!!!!

« -Tous les kre sont inhumains. Ils prennent uniquement l’apparence d’humain pour passer inaperçus. Tu dois te demander pourquoi tu as une forme humaine et non une asperge, car cela est ton véritable aspect. Mais tu n’es pas encore suffisamment initié  pour arriver à contrôler ce métabolisme. Ça viendra avec le temps. 

Allez, suis moi, on va se restaurer. Je vais te faire goûter la boisson du kre. »

Il me fit entrer dans une sorte de taverne en ruines. Au dessus de la porte pendait une pancarte au trois quart effacée. On distinguait (.E .R..K). Ça me fit tilt tout de suite. ERK, c’était KRE à l’envers. Ça devait être ça. En tout cas, je ne voyais pas d’autre explication. En franchissant le seuil, j’entendis un voix qui me dit : « bienvenue dans les restes du Break ». C’est alors que je vis que cette voix appartenait à une blonde qui se tenait derrière un comptoir.

« C’est une otarie de la brigade anti kre, fuyons ! » criais-je, en me jetant par terre.

Mais le maître kre, qui avait repris son aspect de champignon, me dit : « tu n’as rien à craindre, c’est une fausse blonde. Bois plutôt ceci ». Il me tendit un petit verre, dans lequel il y avait un liquide vert fluo.

Le maître me dit : « surtout, bois le cul-sec, ne le garde pas dans la bouche ».

Je fis ce qu’il me dit, et là, le feu emporta ma bouche. Le maître et la fausse blonde étaient hilares. Moi, j’avais l’impression de me consumer de l’intérieur. C’était tellement fort que j’en perdis connaissance.

Quand je revins à moi, j’entendis une voix qui me disait…….

Par Lari
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