LA Histoire part 6

Publié le par Of&laï

Alors, je m’attendais à tout. Quel genre de kre allait-il surgir ? Quel genre de kre peut-il rester tapis au fond de sa tanière pendant de si longs mois sans faire parler de sa frimousse ? Mon ventre en gargouillait d’avance. J’avais comme un petit creux, et j’en perdais tout le fil de mes idées. Personne ne venait m’ouvrir, et je n’avais même plus de salami dans ma poche pour jouer avec.

 

 

 

Mais, tandis que je retrouvais un morceau de salami coincé dans ma chaussette droite, (comme quoi rien ne sert jamais de désespérer), j’entendais les verrous de la porte se défèrent l’un après l’autre. Je comptais pas moins de cinq tours de clés pour ouvrir cette satanée porte, lorsque surgit une petite tête en forme de champignon.

 

 

 

Le champignon s’adressa à moi :

- Ici, c’est un appart privé. Je veux voir personne et surtout pas des pecnos. Alors, soit vous avez le mot de passe, soit c’est mort pour vous, et je vais lâcher mon armée de spaghettis carnivores à vos trousses.

 

 

 

Je répondis, subjugué par tant de kresitude ancestrale et raffinée :

- L’ami, écoute mon ventre gargouiller. Pour que mon esprit se vide, il faut que mon bide se remplisse. Et après, on pourra parler si tu veux.

 

 

 

J’avais dû dire quelque chose de pas mal, parce que le champignon m’ouvrit la porte de sa demeure. Au-dedans, le spectacle était inouï. On aurait dit un temple de kresitude version année -203, avec tout dedans pour s’y croire propulsée par une machine à remonter le temps. Des sapins y descendaient du plafond comme des lustres, agrémentés de sauce tomate. Le plancher était percé par endroit, pour mieux laisser passer les courants d’air.

 

 

 

Le maître kre champignon m’expliqua que les courants d’air permettaient de geler les neurones. Je restais stupéfait par tant de technique. On aurait dit qu’il vivait là, depuis des milliers d’années, dans la crainte de se faire choper par la brigade anti-kres. Quand il sortait se ravitailler, il était obligé d’enfiler une perruque blonde, pour passer inaperçu. Il souffrait beaucoup de cette situation, mais restait fidèle à sa kresitude, comme une puce à son dresseur. 

 

 

 

Quand je lui appris, qu’il n’était pas seul dans ce cas, et que d’autres temples de la kresitude ne demandaient qu’à être dénichés, j’ai vu passer comme une étoile filante dans ses yeux. Il attendait cette reconnaissance de ses pairs depuis si longtemps ! Ensemble, on pourrait peut-être former d’autres disciples ! Le champignon, tout excité à cette idée, sautait sur place comme un ressort qui aurait mangé trop de piment.

 

 

 

Je lui dis : « Calme-toi mon Coco, parce que la route est encore longue ! »

 

 

 

Il acquiesça mes paroles, alors que des bruits rugissaient de la porte d’entrée. Le champignon sursauta tellement, qu’il resta collé à la sauce tomate du plafond. Qui pouvait venir nous déranger ? Aurais-je était suivi par la brigade anti-kres ? Pour assurer ma sécurité, je me dépêchais d’enfiler la première perruque blonde qui traînait, mais je sentais des pas se rapprocher de moi. Il est trop tard pour…

 

Otarie

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Publié dans LA Histoire

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