temoignage#2
Comment fait-on pour sortir avec un KRE ?
Témoignage.
État de connaissance du Kre
J’avoue que je n’avais pas du tout conscience de l’état de Kresitude du Kre lorsque je l’ai rencontré. Pourtant, certains indices auraient dû me mettre sur la voie !
En effet, à notre rencontre, le Kre m’a laissé croire que le blond était sa couleur naturelle. Un mois après, sa mère a voulu raviver sa couleur et me l’a rendu blond platine. J’ai compris 1°) que le Kre était un faux blond, 2°) qu’il voulait devenir plus blond que moi. Un peu comme le crapaud qui veut devenir plus gros que le bœuf. Le défi était lancé et le Kre avait de l’ambition.
Mais qui peut bien sortir avec un kre ?
Portrait d'une copine de kre.
Prenons les choses à la base. A la maternelle, j’étais décrite comme une enfant « sage comme image », et heureuse de vivre. J’aimais les dessins pleins de couleurs et je croyais que les bébés naissaient dans les citrouilles. Or, au cours préparatoire, ma maîtresse s’inquiéta du fait que je n’écrivais pas sur les lignes. Elle convoqua mes parents, qui prirent un rendez-vous chez l’ophtalmo. Pas de doute, je voyais bien les lignes, mais je préférais les espaces blancs, les espaces kres…
Un peu plus tard, j’ai gagné un concours de déguisement et 7 ans d’abonnement à Astrapi. Cette victoire, qui fait toute ma fierté, m’a laissé quelques séquelles et un goût prononcé pour le déguisement. Avant, je ne loupais jamais un Carnaval, maintenant je me ridiculise à chaque Halloween avec mon éternel déguisement de vampire. Alors, qu’un mec normal aurait pris les jambes à son cou devant une fille pouvant être si moche, le Kre s’est marré. Comme quoi, parfois, un Kre ça a du bon.
La vérité, toute la vérité sur le KRE
Et oui, je vous le dis, le principal avantage de sortir avec un kre, c’est de pouvoir être krese. En effet, un kre ne peut être que tolérant voire admiratif, face à la kresitude des autres. Je peux maintenant explorer sans complexe mon potentiel kresi-comique. Je peux :
- faire des galipettes dans l’eau (dont la galipette musicale en tapant des mains, réservée aux initiés)
- sauter sur mon lit et casser mon sommier vieux de 3 jours
- faire des batailles de déodorant
- imiter l’otarie au nouvel an et faire la pom-pom girls avec les couronnes de Noël
- faire se parler des bouddhas verts en plastique
- comparer le Kre à un pigeon et l’appeler PIU PIU
- empoisonner le Kre avec des recettes à base de piment
- apprendre à parler l’Artgadz’ et le Dzaponnais (c’est pas encore gagné)
- etc.
La vie avec le kre
La principale règle de vie d’un Kre c’est de ne rien prévoir. Le Kre rêve de vivre au jour le jour et n’aime pas qu’on lui parle de « date ». Quand je m’arme de mon agenda, et lui en demande une. Il me dit : « On verra », phrase fétiche du Kre.
Le Kre vit simplement, pourrait manger des pattes tous les jours, et m’a appris un mot (fétiche aussi) : se cuver. C’est très facile de se cuver avec un Kre et de se rendre compte à la fin du week-end, qu’on n’a rien fait, mise à part regarder deux/trois épisodes de DragonBall Z et Naruto.
Le Kre essaie de me convertir à ses idées bizarres comme mélanger la mousse de foie de canard et le fromage à la confiture. Quand il n’a plus rien de propre, il prétend aussi que deux chaussettes différentes, c’est plus esthétique (« Pourquoi personne n’y a pensé hein ? ») …
Quelques conseils pour survivre avec un kre :
- inciter le kre à noter ce qu’il ne doit pas oublier
- faire semblant de comprendre de quoi ça parle dans Naruto
- lui laisser faire des expériences kreses
- encourager ses découvertes de tous les jours
- suivre l’actualité de la kresitude via le site des kre
- se douter qu’il peut toujours être derrière la porte pour vous faire sursauter de peur…